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Robots!

Thursday, 7 May 2009

Author: Charles A » Comments:

Emma

Tuesday, 31 March 2009

Author: Loopz » Comments:

Même en français!

Monday, 23 March 2009

DU FROMAGE ET DES MOUCHES



- Cheese!

Karine s’est retournée juste à temps pour me voir taper du doigt comme si je tenais un appareil photo. Elle n’a rien compris. Elle a souri pareil, parce que Gabriel (le gars) était crampé aux larmes sur la table et qu’elle l’aimait plus ou moins en secret. Ce n’était bien entendu pas réciproque. D’abord, elle était laide, les yeux croches et le corps désaxé par des seins immenses et une trentaine de livres de trop en arrière. Ensuite, elle était conne. Gab était beau et intelligent, j’en était un peu jaloux. On ne pouvait rien y faire.

Le fromage, c’est que deux ou trois jours plus tôt Gabrielle (la fille) était sortie en riant du dortoir des filles, elle avait trouvé une petite culotte de Karine figée dans la croûte. Cheese donc. Tout le staff du camp Saint-Donat le savait alors, sauf peut-être Étienne parce qu’il était trop chiant, et Alexandre parce qu’il était débile.

Ce n’est pas pour être méchant. Tout le monde adorait Alex, seulement il « souffrait » d’une déficience mentale légère. Lui non plus n’était pas beau, mais il avait une excuse au moins. En plus, il était vraiment sympathique et Paulette ne le soupçonnait pas de nous sortir des chips de la réserve, à cause de sa condition. On l’envoyait presque chaque soir maintenant nous voler plein de stock, et chaque fois elle répétait le même discours le lendemain, après le break de trois heures, après avoir tété sa flasque de Canadian Club : « Christ, faites donc comme Alex, il est pas vite vite, mais au moins y travaille lui. » Brillante Paulette, puisses-tu vomir ta bile d’alcoolo six pieds sous terre.

En fait, Alex était tout nouveau, il était arrivé avec le deuxième troupeau, après qu’ils aient dû foutre la moitié du premier à la porte. Il était arrivé, avec son petit frère Antoine (seize et quatorze ans respectivement) qui était le meilleur gars au monde, pour le deuxième tiers de l’été. Quelques jours plus tôt, moi, Dave et Gab avions dû faire des tonnes de supplémentaires pour rouler la cafétéria avant la deuxième vague.

Ce n’était pas une grande job, même l’entrevue avait été glauque. Au moins depuis le temps on s’était formé un groupe plus sympathique. À ce moment-là, on était réunis pour pratiquer notre show du noël des campeurs : le plan était simple, on avait dit qu’on allait faire une toune de Beau Domage, mais en entrant on chanterait soit You’re Pretty When I’m Drunk, soit Fuck Her Gently. Ce n’était pas sûr. D'ailleurs, on pratiquait Pretty chaque mâtin, quand on ouvrait à six heures. Si les campeurs nous faisaient chier avec leur « boum atchikaboum », nous, on avait un ghetto et du Bloodhound Gang.

N’empêche, ce n’était pas vraiment joyeux à ce moment-là. Gab semblait prendre de plus en plus plaisir à se brûler la main avec ses cigarettes et ses « téléphones ». C’en était triste, il s’allumait une clope et se mettait automatiquement à la faire tournoyer entre ses doigts. Le bout orange traçait des figures de plus en plus compliquées dans l’air, puis, rendu au botch, lui brûlait les doigts. Gab était retourné à Trois-Rivières pendant une semaine et sa blonde lui avait dit qu’elle s’ennuyait trop de lui, que c’était pour ça qu’elle avait commencé à se piquer. Le pire c’est que lui la trompait sans trop y croire, mais là, ça avait vraiment été une claque. Depuis, son foutu gilet avec le drapeau allemand était de plus en plus troué.

Dave le regardait faire sans trop y croire non plus, il venait de casser avec Mélissa et il passait ses après-midi sur la balancine à gosser sur sa guitare. C’était rendu bizarre parce que Mel s’était en même temps mise à me coller. Je savais bien que ça le faisait chier, mais c’était aussi mon amie, et puis une pipe c’est une pipe. Fine fine fine.

Bref, l’ambiance était glauque et on cherchait tous à se défouler, Karine était une cible facile. « You’re not a whoman, you’re an experiment ! » Je savais que ce n’était pas fair, mais elle me faisait chier moi aussi en essayant d’être amie avec tout le staff à tout prix. Le soleil était rendu derrière les dortoirs et il faisait froid. J’essayai de me décrocher de la banquette pour aller chercher mon gilet, c’est la main de Mel qui m’a retenu. En dessous de la table, pour que Dave ne le voie pas.

- C’est quand même salement dégueulasse, lâcha Gab (l’homme).
- It’s a highway to heaven, de rétorquer Dave.
- Christ je l’ai vue en tank top puis je suis sûr que le poil monte jusqu’entre ses seins.
- Shit, en parlant de poils, t’as vu le bras d’Alex?
- Osti oui.

Alex (ou Forest, comme les filles l’appelaient affectueusement) était non seulement enlaidi par sa maladie, mais portait en plus fièrement une immense tache jaune brune couverte de poils noirs sur le bras gauche. Elle était assez difficile à manquer étant donné que le bonhomme se promenait constamment en t-shirt rouge, peu importe la météo.

On le voyait d’ailleurs s’en venir au loin avec Antoine, c’était l’heure des changements de shifts. Son frère marchait droit en avant, en coupant par la colline en arrière de la cafétéria. Alex claudiquait derrière, les pouces dans les poches de jeans, en zigzaguant. Il donnait des coups de pied dans les branches et essayait de décapiter les fleurs. De temps à autre, le premier attendait l’autre en étirant une boucle de cheveux. Je me retournai vers Dave.

- Sérieux, à caque fois j’ai envie de faire « mooouuuuche! » comme dans Austin Powers.
- Ha! Mouchie mouchie mouchie ! Je m’en souviens.
- Shit on pourrait même la brûler avec genre un tison.
- Ta gueule ils arrivent.

Ils se sont assis après les saluts habituels. Mélissa s’est collé un peu plus encore pour leur faire place, je crois sérieusement avoir rougi. Je sentais ses seins sur moi. On a parlé de tout et surtout de Paulette. Apparament, elle était entrée saoule comme d’habitude dans la cuisine et avait crié à Fred qu’il était un sale drogué, lui qui n’avait jamais touché à une goutte d’alcool avant qu’on le force un peu la semaine d’avant. Il était sorti tout de suite, sans dire un mot. Elle avait continué de crier après jusqu’à ce qu’elle mette accidentellement le pouce sur une lame de slicer. Antoine avait un grand sourire.

- C’était pas beau.

Même Alex rit, probablement plus pour aller avec les autres. Il avait les dents croches. Nous avions tous le reste de la soirée off (le jeudi soir était le shift des losers). Dave se remit distraitement à jouer de la guitare en regardant piteusement Mel, c’en était chiant à la fin. Gab s’alluma une cigarette, m’en offrit une et en tendit une autre à Alex, qui refusa avec un petit cri en mettant les mains sur ses oreilles. Là, je ne pus m’en empêcher, l’infâme tache noire me regardait en face, elle me dévisageait de ses milliers de tentacules. Je levai mon doigt.

- Mooouuuuuche!

Gabriel et Dave partirent à rire aussitôt, Mel eut un petit coquettement réprobateur sans y croire et même Antoine aborda un petit sourire, il laissait passer. Alexandre me regarda un temps, puis partit à rire, il ne savait pas pourquoi, mais si tout le monde était heureux, alors pourquoi pas. Gab ne put s’en empêcher.

- Mouchie mouchie mouchie !

Je ris aux larmes, il avait même sorti une branche qui traînait à terre pour poker la chose. Pour une fois, il botcha sur la table. La soirée continua lentement, je piquai la guitare à Dave, parce que la situation avec Mélissa était de plus en plus embarrassante et je voulais mettre une distance physique entre elle et moi. Mauvais plan, elle aimait m’écouter, même si je ne chantais pas.

On sortit la bouteille de 7-up pleine de vodka et la mouche revint souvent dans la conversation. Antoine tiqua chaque fois, mais son frère semblait y prendre plaisir. Il était heureux d’être au cœur de l’attention de temps à autre. Tard, quand Gabrielle (la fille) passa devant nous pour rentrer, je l’accrochai.

- Hey ! As-tu vu Karine ?
- Oui, est un peu en christ, vous auriez pu être plus subtils.
- Comment ?
- Cheese ? Osti les gars.

C’est là que Gab prit sa cigarette et la pointa d’une main tremblante vers la tache d’Alexandre en marmonnant « mouche ». Contrairement à son habitude, notre mini Forest Gump, qui avait trop bu dans le verre de son frère, partit à rire, prit la cigarette et l’essaya. Il s’étouffa, mais ayant compris le principe, il en rit. Il pointa ensuite le bout rougeâtre vers sa tache, criant à tue-tête « Mouchie mouchie mouchie mouchie mouchie ! »

Antoine lui dit doucement d’arrêter, les gars (moi inclus) étaient complètement tordus de rire, ça en faisait mal. Gabrielle (la fille) nous regardait sans trop comprendre. Mélissa ne riait pas. Elle me dit d’arrêter. Je lui dis qu’il le faisait tout seul maintenant, que quelque part l’ironie du monde venait de sauter une coche. Elle se leva et partit brusquement, essayant d’entraîner Alex avec elle, mais il résista en criant encore plus fort. Elle rentra dans le dortoir, excédé. Je n’en revenais pas. Notre déficient criait sans arrêt, souriant plus que jamais.

- Mouche!
- Alex.
- Mouche!
- Ta gueule !

Antoine avait levé la voix.

- Calisse Alex ferme ta gueule, arrête ça tout de suite!

Rien n’y faisait. Forest était parti pour la nuit. J’avais des crampes partout à force de rire. Alex pointait de plus en plus proche la cigarette de Gab vers son bras, sa mouche. Il semblait donner des coups, un brillant arc orange s’élargit dans la nuit.

Antoine ne dit plus rien.

Author: Charles A » Comments:

Heart.shoot


One of four symbols I have been working on. Studio + camera + Photoshop.
I am currently addicted to these guys: http://www.nizlopi.com/

Author: Loopz » Comments:

Modified Psychic Automatistic Poetry I Wrote Today

Wednesday, 18 March 2009

Sir is real

Fair hair my potato flaunt,
I get harp never in sap,
Peal to and free I am,
Go whip stranger,
I follow nose doctor,
For says no cakes,
Purple see tots.



Simple goat

Soap party mole ear,
Can hats give run,
Ellipsis paper eat joe,
Wow doe can duty,
My lol jump today,
See it juniper do?



Seven

Harry coacoa next icon ampersand,
Score you shoe potter
Jasper kind as fork,
Kill did bees nope kneel to two,
Shade dark mind hamburger,
Green flavor poison hope,
Just will do quit gills,
Crack x fall for tape terrible carry,
Stand me help the and,
Sorry soup.


Unborn

Tree tea tie sue,
Tater hops fro foam,
Sent willing sardonic,
Cube twenty-seven up,
Old child run gilded alas,
Snowy tailor neon berry,
Cucumbersome urchins,
Stop like sound medium,
Usurp silver varnish zinc.

Author: Alyssa » Comments:

Oh oh oh oui il y en aura d'autres

Tuesday, 1 July 2008


C'est vieux mais bon il faut faire avec, que voulez-vous. Allez on fait tout sauter!

Author: Charles A » Comments:

Friday, 27 June 2008


Author: Loopz » Comments:

Time for some Haiku, Peaches!

Thursday, 12 June 2008

Time for some Haiku.
Are you ready for this son?
Let the awesome flow.

Furious Badger
He is ripping my face off.
why did I poke him?

Syllables has three
Soliloquy has four, though.
They are equal length.

Television pie.
Devil egg-sauce cream penguin.
Woogy Woogity.

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Author: willy wampum » Comments:

Deadly Sin

Am I a hypocrite for thinking these things? If I were to practice what I preach, then I wouldn't have a care in the world, it would all be water under the bridge. But when things are quiet it all comes creeping back to me and my obsessive nature is let loose inside my head like a vicious animal, darting between the shadows in my mind. Everything appears menacingly dire...
But it's only when I stop to think. Only when I get caught up in fragments of memories that I look back and allow myself to overflow with compassionate distress, even over that which I had no part in or any control over.
It must just be in my nature. On some subconscious level I think there's a deep-rooted feeling of inferiority... I've never excelled at anything. I've never come out on top or ahead of the pack. I think that is my greatest fear; that there has been better before me and that there will be better after me. The truth is that above all else I am jealous.

There it is. My vice. My deadly sin.

The sin of envy clouds thought and distracts from what we already have. I realise now that I have been an envious person for as long as I can remember. The only difference with my envy is that it is tangled up with the achievements of others, the past, and emotion rather than material.

My obsession feeds my envy.
My envy smothers what I have.
In my own eyes I become worthless.
How do I stop?

Author: Loopz » Comments:

Hey hey

Thursday, 5 June 2008

Okay so what you do is you go to that girl you always wanted to talk to but never did. When you get her visual attention, you ask her to come closer her with your finger, like calling a waitress. When she gets close, you say "Hey I made you come with one finger, imagine what I can do with two."


Author: Charles A » Comments: